centre orthos epaule, genou, hanche Michel Assor chirurgien orthopedique chirurgie de l'arthrose et du sport

 

La Prothèse Totale de Hanche(PTH) :

Les Composants Prothétiques

 

" Les éléments en présence…"

Deux grands type de Hanche Artificielle

La prothèse totale de hanche cimentée, abandonnée dans notre pratique depuis 1988, sauf dans quelques cas de reprise difficile de prothèse ; les implants sont fixés à l’os par l’intermédiaire d’un ciment biologique méthylmétacrylate, dont le risque est son vieillissement et sa fracture à moyen terme, avec descellement de la prothèse.


Surtout la prothèse totale de hanche non cimentée, à durée de vie beaucoup plus longue,’state of the art’ dans notre pratique.
Elle est anatomique, épousant les contours osseux de la hanche ; elle est recouverte d’une couche d’hydroxyapatite de calcium (HAC) encastrée dans les micropores de la structure métallique de la prothèse, prothèse ‘ porous coating’ avec HAC, permettant la repousse osseuse dans les anfractuosités de l’implant. Il existe ainsi deux fixation : primaire ‘ press fit’ avec mise en place en force par impaction des implants de forme et de taille anatomique proche de la hanche naturelle du patient, et secondaire biologique par la repousse osseuse.

Les composants de la PTH
La prothèse totale de hanche est constituée de deux composants :

La prothèse cotyloïdienne (hémisphérique le plus souvent): elle remplace le cotyle ; elle est constituée elle-même de deux éléments :

  • le métal-back en titane ou chrome-cobalt recouvert d’HAC, impacté dans le cotyle osseux dont il à la même taille, et dont la fixation peut être éventuellement renforcée par des vis intra-articulaires ou par une plaque apposée sur le toit du cotyle, avec parfois dans certains modèles, un crochet inférieur encastrée dans le trou obturateur ;
  • l’insert articulaire s’y encastre : il est le plus souvent en polyéthylène haute densité avec toujours un système anti-luxation de type croissant supérieur ou postéro-supérieur; certains modèles proposent un insert en céramique ou métallique.
    La prothèse fémorale remplace la tête fémorale ; elle est faite elle aussi de deux éléments :
  • la tige fémorale avec son col, en titane ou chrome-cobalt recouvert d’HAC, anatomique et de taille proche du canal médullaire, avec ou sans collerette cervicale, fixée dans le fémur supérieur par impaction ;
  • la tête fémorale s’impacte sur le col prothétique ; elle est de longueurs variables, permettant d’ajuster au millimètre la longueur du membre inférieur ; elle est le plus souvent en céramique, ou métallique ; elle s’articule avec l’insert du cotyle prothétique.

 

Les surfaces articulaires en présence doivent permettre une friction la plus basse possible, pour éviter les débris d’usure et le risque de granulomes inflammatoires réactionnels, avec ostéolyse et descellement des pièces prothétiques. Les surfaces les plus utilisées actuellement sont les surfaces céramique-polyéthylène surtout, et métal-polyéthylène; d’autres surfaces de moindre friction sont aussi utilisées, notamment chez le jeune : surface céramique-céramique, et métal-métal.

 

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