centre orthos epaule, genou, hanche Michel Assor chirurgien orthopedique chirurgie de l'arthrose et du sport
 

Traitement d'une rupture d'un LCA

Comment traiter une lésion de LCA ?

En urgence, sur la terrain : procédure PRICE :
- Protection par atelle
- Repos
- Ice (glace)
- Compression du genou
- Élévation de la jambe

Le gonflement et la douleur sont contrôlés ; un gonflement excessif peut nécessiter l’évacuation de l’hémarthrose par ponction aspiration.
Le diagnostic est posé ;
Il faut ensuite déterminer le meilleur traitement pour le patient, en fonction de son niveau d’activité sportive, l’ancienneté de la lésion, la persistance d’une instabilité chronique et récidivante, des lésions associées : ménisques, cartilage, l’apparition de signes d’arthrose .

Les traitements d’une rupture du LCA sont :
- Le traitement non opératoire : atelle et réhabilitation, dans le cas d’absence d’instabilité
- Le traitement chirurgical arthroscopique

Traitement non opératoire

Bien que le LCA ne cicatrise pas spontanément, un certain nombre des patients ((25%) seront traités sans chirurgie, par immobilisation sur atelle (3 semaines), puis programme de réhabilitation sérieuse.

Le traitement non opératoire s’adresse aux patients : âgés, non ou peu actifs ou ne pratiquant pas de sport à pivot, sans arthrose, et sans instabilité récidivante.
Le risque de récidive de la blessure est plus grand ; s’il persiste une instabilité, le risque de nouvelles lésions est élevé : défect cartilage, rupture méniscale, lésions d’autres ligaments, avec évolution en quelques années vers
l’arthrose du genou.

Traitement opératoire arthroscopique

Le LCA a une mauvaise vascularisation, et une rupture complète ne cicatrise pas. La lésion est donc grave, la fonction de stabilité du LCA doit être restaurée, et nécessite habituellement une reconstruction ligamentaire chez les patients, sportifs ou non, au genou instable, surtout s’il existe d’autes lésions associées.
La recontruction du LCA peut être proposée au-delà de 50 ans, et même sur des genoux arthrosiques mais instables et douloureuses.
L'évolution technique est telle, qu'après une reconstruction bien faite, un sportif peut retrouver son niveau antérieur en 4 ou 5 mois.

Le
timing de l’opération est à considérer pour éviter la raideur (fibrose et adhérences de l’hémarthrose) : il est recommandé de réaliser l’opération après une périodehabituelle de trois semaines (repos,atelle, évacuation de l'hémarthrose, réeducation), lorsque le genou a des amplitudes libres, est sec (pas de gonflement), et a une fonction satisfaisante des muscles quadriceps.

La reconstruction du LCA est la technique chirurgicale commune, donnant les meilleurs résultats. Elle fait appel à une greffe du LCA, prélevé sur un (ou des) tendon(s) du genou opéré, préservant l'anatomie et la résistance normales du LCA.

Les autres techniques seront citées et ne sont plus recommandées :
- réparation par suture directe : n’est possible qu'en phase aîgue; mais elle est rarement pratiquée, car taux d'échec relativement important :cicatrisation non fiable ;
- extra-articulaire par bande ilio-tibiale : risque arthrogène ;
- matériel synthétique : rupture prématurée, et réaction allergique.
- allogreffe du tendon rotulien provenant de prélèvement sur cadavre, et qui a l'avantage de sa rapidité d’exécution, et la facilité des reprises en cas de re-rupture, mais non utilisé actuellement du fait des risques de transmission de maladie et du risque d’élongation secondaire.

 

 

 Retour haut de page