centre orthos epaule, genou, hanche Michel Assor chirurgien orthopedique chirurgie de l'arthrose et du sport

Les Prothèses Totales de Genou (PTG) :

Symptômes

 

La perte de la fonction articulaire du genou, de sa forme due à la dégradation de l’arthrose, induit des douleurs articulaires progressives en charge, avec une raideur, une déformation physique, une limitation des activités quotidiennes et une dégradation progressive de la qualité de la vie.

  • Au début de l’arthrose, au Grade I ou II, douleur et gonflement (épanchement synovial) du genou surviennent après une activité physique modérée (marche) ou intense (sport) ;
  • Ces signes augmentent progressivement avec l’aggravation de l’arthrose au Grade III ou IV, pour s’établir au repos ou en nocturne, parfois difficilement maîtrisés par le traitement médical et fonctionnel; limitation graduelle de la mobilité, de la flexion et de la force musculaire, boiterie ;
  • Autres signes : activités physiques possibles ou non, marche sur une longue distance possible ou non ; difficulté de se relever d’une chaise ou de monter ou surtout descendre les escaliers : problème rotulien ;
  • L’examen physique note :
    -douleur de l’interligne articulaire le plus souvent fémoro-tibiale interne ; douleur très fréquente de la fémoro-patellaire quelque soit le grade ;
    -crépitement rotulien douloureux sous la pression axiale et lors de la contracture contrariée du quadriceps ; crépitement fémoro-tibiale lors de la flexion en varus (ou valgus) forcé ;
    -palpation d’ostéophytes péri-rotulienne ou sur l’articulation interne ou externe ;
    - la déformation axiale mécanique du genou en varus ou ou valgus ;
  • L’examen physique recherche le syndrome anatomique rotulien :
    -le valgus normal ou accentué du système extenseur (angle Q), la position centrée ou subluxée externe de la rotule, la position centrée ou en dérotation externe de la tubérosité tibiale ;
  • L’examen physique apprécie enfin les déformations et les instabilités, étapes importantes pour le choix du type de prothèse dans l’arthrose de grade IV évolué :
    - déformation en varus ou valgus modérée (< 10°), arthrose latéralisée, stabilité ligamentaire parfaite du ligament croisé antérieur (LCA) et des latéraux interne et externe (LLI ou LLE), pas de problème rotulien :on s’orientera plutôt vers une prothèse partielle, sauf contre-indication du patient : àge >70 ans, obésité.
    - déformation en varus ou valgus, flexum éventuel, arthrose multicompartiments, instabilité ligamentaire LCA et / ou LL, problème rotulien : on s’orientera vers une prothèse totale à glissement non cimentée, à ménisque mobile le plus souvent dans notre expérience, ou fixe selon l’habitude du chirurgien, le plus souvent sans conservation des croisés, parfois avec conservation du croisé postérieur chez le sujet jeune ;
    -si la déviation est majeure (> 15-20°), ainsi que l’instabilité, et notamment les latéraux, surtout dans les reprises, on s’orientera vers la prothèse stabilisée de type pivot rotatoire, cimentée, ou maintenant non cimentée.
  • L’examen physique, en évaluant l’état du genou dans l’arthrose ou chondropathie de grade I à IV limitée (defect circonscrit), permet les orientations et les indications du traitement, le choix entre le traitement médical et associé, ou les différentes techniques de réparation du cartilage(biochirurgie) :
    -traiter en premier temps selon le timing actuellement retenu, les causes de lésions du cartilage articulaire, qui seront traitées en deuxième temps après rééducation : l’instabilité ligamentaire en particulier du LCA (greffe), la rupture méniscale (réparation, résection partielle, greffe méniscale), le malalignement en varus ou valgus (ostéotomie), surtout après récidive des lésions malgré une précédente chirurgie arthroscopique ;
    -en cas de syndrome rotulien, décompression de la rotule par libération latérale externe sous arthroscopie ;
    -traiter directement la lésion du cartilage articulaire, en adoptant une des techniques de biochirurgie : débridement, microfractures, mosaïcplasty, ostéochondral greffe, implantation de chondrocytes autologues, selon son siège, sa profondeur et sa surface, données fournies, soit par l’imagerie : radiographies, IRM, et surtout arthroscanner, soit directement par l’arthroscopie, suivie immédiatement par son traitement , voie arthroscopique ou chirurgicale selon les techniques.

 

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