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Prothèse Totale de Genou sous Minimale Invasive Chirurgie MIC :

Introduction

Les prothèses totales de genou (PTG) ont vu leur mécanique s’améliorer et devenir de plus en plus sophistiquée. La précision des instruments et ancillaires, des coupes osseuses, permettent une adaptation parfaite de la jonction os-prothèse, avec une restitution de l’axe mécanique du genou, de la position anatomique des implants, et de l’équilibre ligamentaire dans toutes les amplitudes de flexion. Les prothèses utilisées dans notre expérience (LCS Depuy, et SKS Aston) sont non cimentées à ancrage biologique par repousse osseuse sur la porosité de la surface d’ancrage des implants, par l’intermédiaire d’une couche d’hydroxyapatite de calcium, avec insert articulaire (ou ménisque) mobile ou plateforme rotatoire, entre implants fémoral et tibial.

Les techniques classiques de mise en place d’une prothèse totale de genou sont inchangées depuis des décennies. L’incision est habituellement longue de 20 à 30 cm, avec section large du muscle quadriceps et éversion de la rotule sur genou fléchi. Cette exposition extensive, utilisant des ancillaires et gabarits massifs pour la préparation osseuse, impose un traumatisme significatif de la mécanique du système extenseur du quadriceps et des tissus mous. Ce traumatisme est responsable de la perte définitive plus ou moins importante de la force du quadriceps, avec difficulté de se relever ou d’utilisation des escaliers, d’une rééducation longue et douloureuse avec une flexion souvent limitée, des risque de raideur du genou, une hospitalisation longue, des suites opératoires lourdes : douleurs, pertes sanguines, difficulté d’autonomie.

La technique minimale invasive chirurgie a été développée dans notre expérience dès la fin des années 1990, dans la mise en place des prothèses totales de hanche et des prothèses uni-compartimentales du genou.

A partir de 2002, elles a été appliquée dans la prothèse totale de genou, et permet de réduire le traumatisme du quadriceps.
L’incision est courte de 8 à 12 cm, le quadriceps est non sectionné, mais on pratique un dédoublement du vaste médial oblique sur 1 à 3 cm selon l’ancillaire utilisé, avec rétraction latérale de la rotule qui est donc non éversée. Des rétracteurs courbes exposent l’articulation.
La supériorité de cette technique a été démontrée par un travail de comparaison que j’ai réalisé entre une série de PTG standard et une série de PTG minimale invasive, qui fait l’objet d’une communication (Sofcot 2005).

L’hospitalisation est raccourcie, avec une récupération plus rapide, plus complète et moins douloureuse des amplitudes, de la force musculaire et de l’indépendance. Une flexion de 90° est obtenue dès le troisième jour post-opératoire.

 

 

 

 

 


 

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